Adjectifs-de-sa-vie

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Bonsoir.
Je m'appelles Yuki et j'ai seize ans. J'écris depuis quelques années déjà.
J'aime tout ce qui est en rapport avec l'art ( photographie, écriture, musique, cinéma ... ) et ai créé cet espace afin de vous faire partager mon imagination, ce que j'écris.


Bonne visite



Pour toutes les questions posez les sur cet article j'y répondrais bientôt.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 13:53

Modifié le dimanche 22 mars 2009 18:00

<Question reponses>

Expéditeur : Flash

Commentaire envoyé le : jeudi 05 novembre 2009 21:47
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Chapitre II
D'abord penser à vivre

J'te comprend. Moi aussi depuis quelques temps ( 2 mois et demi exactement ) j'ai été coupée de ma vie de débauche totale. Finie l'époque où je fumais des joints à longueur de journée, où je me fichais royalement des cours ( n'y allant que pour dormir ou mettre le Whaï ), où je n'avais que des aventures d'un soir, où l'alcool coulait à flot chaque week-end. Je n'ai plus de shit, je me cuite environ une fois par mois, j'ai un copain ( oui je me suis rangée si je puis dire ). J'ai l'impression de m'être totalement perdue, que cette nouvelle vie n'est pas pour moi, que je me mens à moi-même. Ressens-tu cela toi aussi ?

Ma réponse:
C'est un peu ça même si je ne me suis pas autant rangée que toi :p J'ai l'impression on qu'on a toute les deux une énorme attirance pour tout ce qui est tragique non? Vive les maso du choeur =]
Aprés, sans doute qu'il faut s'y habituer, à cette nouvelle vie, même si elle n'est pas aussi palpitante que l'autre... C'est un choix à faire...

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 14:24

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:28

Chapitre I Renaissance

Chapitre I Renaissance
Quinze ans, une feuille blanche, une plume ou un clavier, pourquoi raconter une histoire fictive quand la mienne me met si mal? Si les histoires de tox paumées et suicidaires vous plaisent, vous n'allez pas être déçus.
Tout d'abord ma vie recommença le 31 octobre 2007, jour ou je décidais de m'ouvrir les veines après avoir vidé 4 ou 5 boites d'anti dépresseurs.
Premier novembre 2007, la nuit fut courte. Les infirmières étaient passées me voir toute la nuit dans ma chambre, les barreaux de mon lit avait été relevé comme pour un nourrisson fragile et agité qui aurait tendance à tomber la nuit et mes plaies s'étaient rouvertes. Je m'accrochai aux infimes bordures de bois des murs blancs, ma tête tournais, mes jambes me soutenaient à peine. Le sol était froid sous mes pieds nus, ma tristesse était intense , je ne savais plus où j'en étais. Plus tard, un médecin est venu me voir pour me dire que j'étais en isolement et que je n'avais droit ni aux visites, ni à mon portable ou aucun autre contact que ce soit avec l'extérieur.
Je me souviendrais toujours de mon premier repas à l'hôpital. Une table, des enfants et un silence que seule l'espèce de perfusion automatique d'un petit garçon assis a cote de moi et dont j'ai oublié le nom venait troubler. De petites paires d'yeux vitreux me scrutaient et regardaient d'un air apeuré mon bras gauche lacéré.
Quelques jours plus tard, j'eus le droit aux visites et aux séances de psychologie de groupe avec mes parents. J'appris qu'ils avaient fouillé mon téléphone portable. Ma mère, une femme maniaque et vicieuse, avait même poussé jusqu'à taper mes messages à l'ordinateur avant de les imprimer.
Au bout d'une semaine, mon père vint me chercher a l'hôpital, essayant d'établir petit à petit un dialogue dans la voiture. Moi, j'étais soulagée d'être sortie de ce bâtiment puant la mort et la maladie. Je constatait que durant ma semaine de quarantaine, les feuilles des arbres avaient jauni, le froid s'était installé. J'allumai la radio et écoutais avec un intérêt peu prononcé les nouveautés musicales. Mon père m'appris que ma mère avait préféré se rendre chez son frère plutôt que de rester a la maison pour mon retour.
Arrivée chez moi, je montais dans la salle de bain. Les traces de sang n'étaient plus là, mais c'était quand même douloureux. Dans ma chambre aussi, le sol et les meubles avaient étés nettoyés. Je m'assis dans mon hamac et regardai dans le vide. Je me sentais toujours aussi mal. Avant de sortir de la pièce, je vis qu'une trace de sang n'avais pas été nettoyée. Elle étais là, séchée, une grande trace sur le bas de ma porte. J'aurais pu la nettoyer mais je n'ai rien fais de tel: je n'étais pas encore prête.
Malgré mon retour le jour même, j'avais décidé d'aller à l'escrime. Arrivée là bas, j'éclatais en sanglots: je les serrais tous dans mes bras alors que j'aurais du ne plus jamais les revoir.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 12:05

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 16:24

Chapitre IID'abord penser à vivre

Deux ans plus tard... Ou plus exatement un an, onze mois et quatre jours plus tard...
Mes parents se sont séparés en partie à cause de cette histoire. J'ai passé un an en internat pour "évacuer" mais le resultat est que j'ai redoublé ma seconde.
Ma vie a vraiment changé depuis cet 23 mois... J'ai eu quelques déceptions amoureuse et je suis maintenant casée avec un mec de ma classe, Robin. Je n'ai aucune envie de lui faire du mal et je ferais de mon mieux pour ne pas rompre trop brutalement. C'est vrai que je n'ai jamais été vraiment sympa en matière de mecs mais ma défense à moi c'est l'attaque, ya que ça qui protège.
J'ai toujours été pacifique mais j'ai maintenant tellement de violence en moi, je ne sais pas pourquoi. Je suis plus heureuse de vivre mais j'ai besoin de détruire pour compenser ou alors j'ai besoin de dépenser absolument toute mon énergie.
Ana est revenue. Vous ne la connaissez pas? C'est ma meilleure amie et en même temps ma pire ennemie mais je lui ferais toujours confiance quoi qu'il arrive. Cette semaine elle seras tout le temps avec moi etje l'espère pour une fois qu'elle le restera jusqu'à la toute fin.
Elle me frustre. Tout me frustre. Je n'ai pas assez d'alcool ni de beu, pas assez de sexe, pas assez de musique, pas assez de folie et je compte sincèrement remédier à tout ça.
Ce soir c'est sans clope, toutes mes indus sont passée en mode roulées en pas longtemps hier soir. Bref, plus de shit, plus de clopes c'est la merde et puis qu'est ce que j'ai envie de baiser !
Pour passer le temps je surfe sur facebook. On m'invite dans des groupes débiles, des gens que je ne connais pas me demandent en "amis", mais le meilleur c'est la photo que j'ai posté tout à l'heure, c'est moi dans ma baignoire. On ne voit rien mais c'est tellement hilarant de voir la réaction des gens, pitoyable. Comme s'ils n'avaient jamais vu des jambes pliées contre un torse nu. Je me marre.
Au bout d'un moment la nicotine me manque tellement que je pars en quête de quelque chose à fumer, n'importe quoi mais a fumer. Fin de clopes...
Emportée par le sommeil, je sombre...
Chapitre IID’abord penser à vivre

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 12:52

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 17:06

Chapitre III Néant

Chapitre III Néant
La rentrée à commencé depuis deux mois environ, mon nouveau lycée est mieux que le précédent, mes notes se sont nettement améliorée.
Robin et moi, c'est fini, naturellement. Le plus drôle c'est qu'il à l'air d'essayer de me le faire payer, c'est hilarant mais nettement chiant à la longue.
Mes premières vacances étaient comment dire... banales. Il y à eu certes, de nouvelles expériences mais au fond j'attends quelque chose de plus, quelque chose d'inconnu, de mystérieux et d'hallucinant
Tants de mots en A me hantent. Tout d'abord Ana avec qui je me bats chaque seconde de chaque jours. Ensuite, Adrien qui joue avec mes nerfs et blesse mon égo mais je ne sais pas pourquoi je ne tourne pas la page car au fond, je le sais, il est minable. Amour, qui est peut être le sentiment que j'attends car je ne l'ai jamais réellement ressenti.
Comment exprime-t-on le fait d'avoir tout pour être heureuse mais de ne point se sentir satisfaite ? Par quel mot, quel adjectif peut on illustrer se sentiment ? Peut être qu'en trouvant le mot, je trouverais le moyen d'effacer la chose?
Peut être que je place la barre trop haut, pour apprécier les choses réellement ? Peut être que ma vie n'a pas un destin aussi extraordinaire que je ne le pense ?
Non, c'est impossible. Au risque de paraître extrêmement prétentieuse, j'ose dire que je suis sûre d'être destinée à bâtir quelque chose de beau, de grand, de tragique peut être, mais quelque chose qui restera dans les mémoires. Je le sais je ne suis pas qu'une simple gamine, j'accomplirais de grandes choses sans doute dans l'artistique, dans la vie que j'aurais menée et je saurais que ce seras extraordinaire quand je serais satisfaite de la chose.

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 15:14

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:23